Le livre des Baltimore


Culture, Livres / mardi, octobre 9th, 2018

Avec Le livre des Baltimore, Joel Dicker renoue avec le héros principal de la Vérité sur l’affaire l’affaire Harry Quebert. Marcus Goldman, ce jeune écrivain à succès en quête d’inspiration. Cette fois il nous emmène dans l’intimité familiale de ce dernier. Une famille idéalisée, fantasmée incarnée par oncle Saul, tante Anita et ses deux cousins Hillel et Woody avec qui il formera le « gang des Goldman ».


Le livre des Baltimore n’est ni plus ni moins qu’une saga familiale qui utilise tous les codes du genre. L’amour, l’argent, la trahison, les rivalités …mais pas le haine. Ce n’est pas le genre de Joel Dicker. Toutes les actions des personnages, quelles soient positives ou négatives, ont une raison, un sens à mettre en relation avec le vécu de ces derniers.


Le résumé:

« Jusqu’au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l’auteur de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d’une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c’est l’histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu’en février 2012 il quitte l’hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s’atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu’il éprouva jadis pour cette famille de l’Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées.
Mais les années passent et le vernis des Baltimore s’effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu’au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu’est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ? »

« Avant le drame »

Comme pour La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, l’auteur nous entraîne entre présent et passé. Les Flashback sont constant mais servent astucieusement à éclairer le récit. Dès le début il est question d’un drame. Drame qui sera dévoilé dans les tout derniers chapitres. Avant cela Joel Dicker construit minutieusement la mécanique implacable qui conduira à ce dernier.

« Un suspens convenu mais qui tient en haleine »

Décidément Joel Dicker sait y faire. On se doute que la famille idéale n’est qu’une vitrine et que tôt ou tard tout va exploser. Mais « avant le drame » l’auteur prend soin de nous dresser le profil psychologique de tous les personnages. Un à un. Sans exception. Des principaux aux plus annexes. Parce que tous ont une raison d’exister. Tous feront de prêt ou de loin parti du drame.

Le livre des Baltimore nous renvoi à une partie de nous même. Vous savez lorsque nous nous imaginons que l’herbe est plus verte dans le pré d’en face. Que le voisin a une vie formidable et que nous avons l’impression de subir notre destin.

J’ai aimé ce livre car il m’a encore une fois tenu en haleine. Il m’a fait passer un bon moment. Un moment intelligent avec une réflexion sur ce qui nous construit. Et voyez-vous personnellement ça me suffit.

K.H/..

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