La Tresse, 3 destins de femmes


Culture, Livres / lundi, juillet 30th, 2018

La tresse raconte le courage, la résilience et la force dont les femmes peuvent faire preuve lorsque la vie les y oblige.  


L’auteure, Laetitia Colombani, scénariste, réalisatrice et comédienne,  nous propose le destin de trois femmes. Smita, Giulia et Sarah. Trois femmes unies par le symbole même de la féminité: les cheveux. Trois femmes sur trois continents. Trois femmes aux problématiques différentes qui finissent pourtant par se croiser comme les brins d’une tresse.

 

« Les personnages »

Inde: Smita l’intouchable
Smita c’est la femme victime. Elle accomplit les tâches les plus avilissantes. En ce qui la concerne, nettoyer les toilettes des gens. « Elle n’arrive jamais à complètement se débarrasser de cette odeur de merde qui lui colle à la peau, imprègne chaque centimètre de son corps ». Mais pour elle, une chose est certaine, sa fille doit se sortir de sa condition misérable et aller à l’école.

Sicile: Giulia l’amoureuse
Giulia c’est la croisée entre la tradition et la modernité. Sa famille possède depuis des générations un atelier de perruques. Une affaire dont elle découvre fortuitement qu’elle est au bord de la ruine. Un amour interdit lui permettra de trouver une autre voie.

Canada: Sarah la working girl déchue
Sarah c’est « l’executive woman » qui tombe de son piedestale. Avocate dans un grand cabinet elle contrôle tout. Enfin le croit-elle. La maladie est incontrôlable et l’univers impitoyable dans lequel elle évolue ne lui laissera aucune chance.

« La force de dire Non »

La tresse c’est donc 3 destins de femmes qui refusent leur sort. Qui disent non à la tradition qui abîme, non à la fatalité qui tue. Elles refusent leur destinée et décident de se battre. Avec leurs armes. Simplement. Sans esbroufe. Avec leurs tripes… mais là est le problème. Pour nous narrer cette révolte, L. Colombani, utilise un style très soft. Pas de passion ici, pas de cris. Tout y est lisse, voire passif. Les personnages semblent résignés à se surpasser. Ils ne le font pas par révolte (hormis peut-être Smita) mais par concours de circonstance.

« Une petite frustration »

Ce livre aurait pu m’être très inspirant s’il n’avait pas survolé ces trois destins. De ces héroïnes, il ne nous est raconté qu’un bref passage de leur vie laissant le lecteur en plan et moi frustrée. J’aurai aimé savoir si Smita va bien, si Giulia a gagné son parie et si Sarah a tenue promesse.

Je suis donc restée sur ma faim, mais je retire de cette lecture l’idée qu’il est préférable de se battre contre vents et marées plutôt que d’accepter sans sourcilier un chemin sans avenir. C’est un peu convenu comme conclusion mais ça fait parfois du bien de se le répéter!

K.H./..

2 réponses à « La Tresse, 3 destins de femmes »

    1. En fait je trouve que ce livre manque de « finitions ».. Plutôt étonnant pour un best-sellers international!… il ne resteta pas dans les annales😅 Bisou jany

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