LA MORT N’EST PAS UNE FATALITE

C’est la plus troublante et angoissante des peurs humaines. La mort, reste et restera pour toujours la grande interrogation de notre cycle de vie. Pour autant elle ne doit pas être perçue comme une fatalité.

CONCRETEMENT LA MORT C’EST QUOI ?

La peur de la mort vient du simple fait que l’on se refuse à y penser. Or c’est ce contexte de fuite qui fait que l’on ne peut échapper à cette angoisse.

La mort se caractérise par deux phénomènes :

Physique : La fin des activités vitales. Le cœur cesse de fonctionner et n’irrigue plus les autres organes ce qui met un point final au fonctionnement de notre machinerie interne.

Psychique : La disparition de l’affectivité. La mort coupe l’interrupteur de nos émotions. Ne pouvant plus nous affecter, il est donc absurde et irrationnel de tant la redouter.

« Après la mort, il n’y a rien, on est mort, un point c’est tout » (Epicure)

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LA FAUTE A QUI ?

L’Empereur-philosophe Marc-Aurèle, se base sur une conception déterministe du monde. Il induit l’idée que le hasard n’existe pas et que chaque évènement est le résultat d’un enchaînement de causes à effets.

Du coup la mort n’est pas le fruit du hasard mais une procédure mécanique d’un enchainement de moments qui conduisent vers l’inéluctable.

Il est donc absurde de se plaindre ou de s’angoisser pour quelque chose d’inévitable.

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KEEP COOL VOUS ETES JUSTE HUMAIN

La mort ne doit donc pas nous inquiéter car elle fait partie du cycle immuable de la vie.

De plus le fait de vouloir la fuir par de multiples subterfuges n’arrange rien à l’affaire.

Cette fuite ne fait que renforcer l’angoisse. Il faut au contraire y penser (pas trop quand même !) et s’y accoutumer. Il s’agit ici d’opérer une prise de conscience de son état de mortel.

Au lieu de chercher continuellement à y échapper par un vain désir de gloire, de jeunesse ou de reconnaissance il faut au contraire se préparer à l’oubli. Car soyons lucide, au fond, nous ne sommes rien. Rien au regard de l’univers, du monde tel que nous le connaissons. Seul notre égo nous laisse croire que notre existence aurait une quelconque importance.

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COMMENT ABORDER L’IDEE DE MORT ?

S’il nous faut penser à la mort, il nous faut le faire de manière rationnelle et raisonnée.

Il ne faut pas penser à la mort de manière triste et déprimante.

Si le sujet est correctement abordé il en ressortira pour nous humains une grande sérénité.

En effet, face à la mort plus rien n’est grave. Les petits accidents de la vie nous paraitront dérisoires. 

Penser à la mort relativise la gravité de ce qui peut nous arriver.

Les priorités changent. Le regard sur la vie est différent.

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FAITES DE VOTRE VIE UNE FÊTE !

Comme il est dit plus haut, la peur de la mort vient du fait que l’on s’y refuse à y penser.

Et paradoxalement, c’est ce contexte de fuite qui fait que l’on ne peut échapper à cette angoisse.

Donc penser à la mort est un acte éminemment libérateur ! Il nous permet de dédramatiser et surtout de désamorcer l’objet de nos peurs.

Puisqu’il n’y a rien à espérer, ni à craindre, nous sommes totalement libre.

Libéré.e de l’angoisse nous pouvons nous appliquer à vivre l’instant présent le plus intensément possible et nous y arrivons d’autant plus facilement que nous admettons que nous sommes mortels.

Le poète Grec Horace a très bien résumé cette idée avec son « Carpe Diem ».

« Jouissons pleinement de l’instant présent, car le présent seul est le temps du pur bonheur d’exister ».

Sources: Sénèque, Epicure, Marc- Aurèle, Horace (philosophes Stoïciens)